Le poulet n’échappe plus à la hausse des prix qui pèse sur le panier des ménages. Dans plusieurs commerces, le kilo s’affiche désormais entre 23 et 24 dirhams, réduisant un peu plus la marge de manœuvre des familles au moment de composer leurs repas.
Longtemps considéré comme une protéine plus accessible que la viande rouge ou certaines catégories de poisson, le poulet occupe une place importante dans les habitudes alimentaires. Son renchérissement touche donc directement les foyers qui s’y tournent précisément pour contenir leur budget.
Pour une famille consommant plusieurs kilos par semaine, quelques dirhams supplémentaires sur le prix unitaire finissent rapidement par peser sur la dépense mensuelle.
Une hausse qui interroge la formation des prix
Cette évolution relance les interrogations sur les facteurs qui déterminent le prix final payé par le consommateur.
Les coûts de l’alimentation animale, de l’énergie, du transport et les différentes charges supportées par les éleveurs figurent parmi les éléments susceptibles de peser sur la filière. Mais le fonctionnement des circuits de distribution et le nombre d’intermédiaires entre les élevages et les points de vente alimentent également les questions.
À ce stade, il reste difficile d’isoler avec précision la part de chacun de ces facteurs dans le niveau actuel des prix. Pour les consommateurs, la principale attente porte donc autant sur une détente des tarifs que sur une meilleure lisibilité de leur formation.
Le poulet perd progressivement son statut d’alternative bon marché
La hausse est d’autant plus sensible que les solutions de remplacement restent elles aussi coûteuses. Les prix de la viande rouge demeurent élevés, tandis que certaines espèces de poisson restent hors de portée d’une partie des ménages.
Dans ce contexte, la volaille constituait encore l’un des derniers produits permettant de maintenir une consommation régulière de protéines animales sans alourdir excessivement les dépenses.
À 24 dirhams le kilo, cet avantage tend cependant à se réduire. Les ménages peuvent alors être contraints de diminuer les quantités achetées, d’espacer leur consommation ou de se tourner vers d’autres produits moins onéreux.
Le pouvoir d’achat de nouveau sous pression
Cette hausse intervient alors que les dépenses alimentaires continuent d’occuper une place importante dans le budget des familles. Lorsque plusieurs produits augmentent simultanément, les arbitrages deviennent plus difficiles, notamment pour les foyers aux revenus modestes ou fixes.
Le prix du poulet devient ainsi un indicateur concret de cette pression quotidienne. Derrière quelques dirhams supplémentaires au kilo se joue la capacité de nombreux ménages à conserver cet aliment dans leurs achats habituels.
Face au mécontentement exprimé autour des prix, les attentes portent désormais sur un meilleur suivi des circuits de commercialisation, davantage de transparence et, surtout, une baisse durable des tarifs à la consommation.


